Des pas
des mots
emplis de comètes
scellent nos paupières

Nos yeux se reconnaîtront
dans les abîmes célestes

Sous l'étoile
sourd
une soif d'étoile



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Un, deux, trois ...
à pas de loup
les bêtes se terrent
dans la terre qui apaise

Le cheval aux sabots d'hiver
sait-il où nos rêves sont allés ?



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Les mots se posent
en pause
et les silences
se sont apprivoisés

Des petits secrets
se faufilent
entre les mailles
de nos murailles

Plus libres les ailes !

Le jour pointe vers les soleils



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Lourds battants
au vent

A-t-il peur de la pluie
le petit oiseau ?

Il vient, il vient ...
il vient un instant sous le saule
pendant l'éclaircie

Passe l'averse

La pluie peut tomber chaque matin



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Boire l'horizon
vomir l'azur
du haut des falaises

Briser l'espace
ronger le temps

Des pensées chevauchent 
les mortes saisons
et glissent sur des soleils

Elles font des ricochets

Les galets de la grève
se multiplient dans le silence



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Je me souviens
du bateau échoué

La mer
la mer s'est arrêtée

Je me souviens
du fil tranchant des vagues
translucide et blanc
comme un oiseau battant des ailes

J'étais nulle part
et le silence accueillait la nuit
sous la lune



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Les coups de vent et les averses
sur la pierre
sur le granit érodé
ont tout secoué, tout malmené

Mon coeur
dès qu'il pourra
gagnera la campagne
les champs, les prés, les clairières

Mais la mer
sans nom, sans visage
pleine d'espérance et de joie
bleue sur bleu
elle galope partout

La mer
chante un air

Tout est paix et silence



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Il y a des matins où
au fond de mon cartable
je cherche une image
le temps d'une évasion
sans bruit

Brefs détours de rêve
sur l'aile d'un oiseau
imaginaire

Passent les hirondelles
au-dessus de l'Authion

Le ciel est à portée de main



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Des nuages s'accrochent
en dentelles

Brumes exquises
guirlandes pour une fête bleue

La couleur de la mer
rejaillit encore

Elle éveille un rire, une saison
le feu profond, le sable qui coule
entre nos doigts

L'été s'efface

Une ombre naît
fugitive, murmurée
bercée au vent
fauchée

 


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Elle me souffle
les mots
comme des musiques

Elle murmure à mon oreille
les saisons et les oiseaux

Petite fleur-racine
lueur du matin

Des feuilles qui bougent

Le souffle de quelque chose
qui s'éveille



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La lumière est bleue en ce soir d'été
les oiseaux n'osent toucher la clarté de la mer

Mes pensées se répandent
en zigzaguant
et ne savent où elles vont

Je veux un nom de fleur
et je suis un bateau

Je rêve
et voyage

Les barques au loin
se dérobent sur de minces fils d'argent

Fines voiles sur l'horizon

J'écoute mon coeur
battre dans la mer



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La mer
ses volutes d'écume
son tumulte de vent
je la vois
réelle
large d'éclats
infinie

Un grand drap bleu
un vol d'oiseaux
une île où reposer son coeur
un coquillage
Tout est là

L'hirondelle, elle
revient chaque matin

C'est le printemps, l'été
sur la dune en désordre



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Nous sommes à chaque instant
ces papillons de vent
éphémères
que la terre
ne cesse d'émerveiller

Mais le monde s'abîme
et vient mourir dans le jardin

Du temps et des saisons
nos ailes - brûlées de soleil
dessineront le souvenir



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Deux gouttes de pluie
plus fraîches que l'aurore
et la terre s'ouvre
béante au clapotis

Deux gouttes de pluie
une poignée de lumière
la terre est un tapis
paré de vie

Deux gouttes de pluie
l'une disparaît vers l'horizon
et l'autre s'évapore
à l'ombre douce
de l'instant



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Par temps sombre
très lentement
la lune éclaire
les coeurs ouverts

Un peu de rêve
du bleu
comme l'eau
qui retient la lumière
et les ombres pâlissent

A ma fenêtre
au plus coeur de la nuit
des mots tintinnabulent
et je prends sous leur flot
ta douce main



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