Johannes Wermer, Une jeune fille assoupie, 1657 Ce n’est point la faim qui visite toutes les tables.
Diego_Velázquez_Le Porteur d’eau de Séville, vers 1620. L’eau ne promet rien qu’elle ne donne.
Luis Meléndez, Nature morte au jambon, œufs et pain, entre 1751 et 1775 Que le repas entretienne la vigueur.
Paul Cézanne — Fruits, serviette et boîte à lait, vers 1879-1880 Qui sait prévoir ne laisse point la faim le surprendre.
Vincent van Gogh, Les Mangeurs de pommes de terre, 1885. À table, que l’esprit ne soit point ailleurs.
Edgar Degas — Jeunes Spartiates s'exerçant, vers 1860 Que le corps ne demeure point sans ouvrage.
Poisson Libre Oscillant dans le Tissu de l’Illusion Nécessaire Plotinichthys fluviatilis « Tout ceci n’est-il pas illusion de surface ? » murmura-t-il en bulles savantes
Quand tout s'en ira dans la poussière dans le vent apparaîtra la courbe d'une aile l'ombre d'un vol l'oiseau traversera le ciel l'oiseau laissera une empreinte qui ouvrira l'horizon du premier jour Le voyage avait commencé avant le voyage Peut-être même...
À l’aube Le fleuve finit quelque chose commence quelque chose recommence Eau qui respire Eau qui grandit Eau qui respire et grandit Plus large que le monde Plus vaste que le monde Bras immenses Viennent Viennent et partent Partent Recommencent Beau Peur...
C’était juste à côté de l’avenue Radial Leste Un passage étroit, perdu entre les tours J’avais la gorge pleine de poussière J’étais adossée à un mur gris Il y avait des moteurs partout des échos qui frappaient les façades et nos voix, si petites qui disparaissaient...
De nouveau le voyage où nous mènera-t-il cette fois ? Sous quel ciel sur quelle lumière ? Les mots sont-ils vraiment précieux ? N’ont-ils jamais cessé de l’être ? Et depuis le Machu Picchu qu’avons-nous vu ? Quel élan a pris le fil ? Combien d'amis de...
Il y avait une table et sur cette table, une feuille. Pas une feuille de papier, mais une vraie, une morte, échappée d’un arbre qui ne poussait plus. Elle s’était glissée dans la fente du bois comme une lettre qu’on ne veut pas lire mais que l’on garde...
dans le bras de la Vieille-Corneille Ma vie, traversée de lueurs sous-marines parfois, d’une immense tendresse, oublie que le monde des hommes est lourd et je dérive comme un chant de rivière dans l’imaginaire des profondeurs
(aussi appelé " Saint-Amant " ) Puisque tu pars demain emporte avec toi ce carnet de chimères qu’il devienne un miroir où ton esprit voyage et qu’il ouvre les portes de l’imaginaire
Segalorne (Royne d'Arjant) Elle file, la vive la truite d'argent portant sous l’éclat des gravières trésors de rivière œufs bulles reflets et miroitilles la voici prompte à venir vers toi elle se faufile elle est toute proche on ne sait où
Une poignée de lumière égarée dans une poche tombe sur les pavés
Hildovyn - “ La mémoire avant la langue ” - page illustrée d'un grimoire ancien Blessé parfois tu gardes sous la cendre ton feu
Ms. des Pluies premières, ill. Une goutte devient forêt Chêne Bouquet de sapins bleus
Les arbres savent sans doute ce que les hommes oublient souvent : qu’il faut longtemps pour fabriquer de l’ombre. Parc imaginaire de Montbray, 27 juin 2026
soleil du soir de l'or dans les sillons pour les jours ternes
chaque matin réinvente la couleur du ciel
Partir en mer sans savoir si je vais revenir ou simplement devenir un petit morceau d’horizon
Comment rêverait-on sous ces montagnes de peinture qui s'effritent entre les doigts ? qui ont bu toutes les bombes ? qui ont oublié qu'elles étaient tristes ? qui se sont mises à fleurir ?
Jean-Baptiste-Siméon Chardin, Verre d’eau et cafetière, vers 1760. Avant toute affaire, prends conseil de la source.
Jean-Étienne Liotard, Le petit déjeuner de la famille Lavergne, 1754 Il ne sied point de dédaigner ce que la nature réclame.