dessin Adamante Au fond du lac on peut douter, bien sûr on peut dire « on n'est pas sûr » mais au fond, on le sait ce n'est pas un engin égaré ce n'est pas un déchet ce n'est pas une carcasse c'est une maison tombée du ciel L'Herbier de poésies
Tout continue à bien aller Le vent ne commande pas il accompagne Sur le radeau les Mousses se plaisent Il pleut de temps en temps c’est bon pour elles
- alors dis-moi ... ici et là je m'invite en un mot je vais et puis je vais je porte et je transmets
Rêve... (huile 21x30) Adamante Va-et-vient entre ce qui se dessine et ce qui se découvre, va-et-vient toujours entre le gaillard qui pose et le gamin qui sourit : lignes de force et de fragilité, corps d’homme, candeur d’enfant. grand maître ninja et...
Dans l'un des greniers de la maison Corneille, j'ai trouvé un tableau étrange qui semble imprégné de "visions romantiques du XIXe siècle". Les bordures sont ornées de motifs proches des enluminures anciennes. Aucune signature, aucune date. Ce fleuve...
L’oiseau semble bleu sous le ciel de nuit L’oiseau bleu est chargé de dire à la nuit claire comment le matin naît dans les branches serrées mais il oublie en vol les messages de l’air et laisse tomber l’or des pins mal refermés
Une douceur tombée des doigts du temps pétale après pétale dissous dans les saisons une trace du jardin une mémoire des choses qui se défont ? Je salue la rose et son silence gravé dans le bois de la porte Gens du jour, gens de la nuit, visages d’hier,...
Rouge-gorge sur tiges de fleurs anciennes le rêveur écoute les fleurs reste là ne bouge pas trop vite ! le temps passe il marche sur la pointe des pieds on rêve au bord de quelque chose au bord de quoi ? voir plus que voir comprendre plus que comprendre...
au sommet du mont le pin courbé par le vent ne se plaint jamais au bord du trou j'ai appris à faire un pas de côté L'Herbier de poésies
Frisson dans les ramures Les nuées du printemps effleurent ton écorce Une vingtième fois éclosent tes fleurs Frisson de fleurs 20 ans ! Ça aurait pu être un pommier un bouleau, un pin, mais non, il a fallu que ce soit lui Dans le jardin encore inondé,...
Maison Corneille - planche botanique imaginaire inspirée des herbiers du début du XVIIe siècle Comme dans ces vieux manuscrits où l’encre par jeu ou par nécessité dépasse la lettre et va un peu plus loin que prévu ...
rêve Le coin de toit que j’ai guetté longtemps les brindilles que j’ai serrées en rond le bonheur de les entrelacer et venir me poser
Viriditas incognita La vie habite parmi les arbres peu à peu, je me sens pousser avec eux les troncs abritent les saisons les branches se parlent dans le vent les racines connaissent les chemins et je deviens un peu d’écorce, un peu de lumière quand l’aube...
Venue des foules de jours clairs et des saisons en marche Nouée à même l’instant fleur ardente de la vie
Tout est parfois très naturel : le vent se promène entre les cyprès Tout est parfois sans importance : une fleur posée sur une pierre suffit Ce geste qui nous attache aux fleurs à l’absence, à l’ailleurs, à ici Vie.
le bras de la Vieille-Corneille Je ne crois pas vous l'avoir dit : L'arrière de la maison Corneille donne sur la rivière le jardin descend vers l'eau Ce matin une libellule suit escorte la barque ou peut-être est-ce l'inverse ...
rêve dans l’entente entre la mer et la rose se joue quelque chose
les fleurs s’ouvrent le bois s’éveille le vert des feuilles effleure les passants la maison Corneille frissonne sous la lumière peut-être le soleil perce le voile c’est le printemps le jour s’allonge et se reconstruit vie
Avant d’entrer dans le jardin il faut peut-être fermer un peu les yeux. Il y a de l’eau. Beaucoup. Beaucoup. Et l’on ressort un peu dissous, un peu déplacé, avec, dans le regard, quelque chose d’humide et d’inexpliqué.
« Il y avait une rivière qui coulait dans votre maison. C’est pourquoi nous sommes partis et avons trouvé un abri ici. »
Il est de cette race légère, à la robe chamarrée. Il a du ciel dans l’œil, le bleu tendre des champs de lin, la turquoise polie par le temps, un lac qui miroite au printemps. On n'imagine pas tout ce qu'il y a dans l’œil du petit cheval signé Chagall....
La chambre semble vide mais elle déborde de couleurs
rivières / rivières sous le manteau des cieux / les pleurs des nuages se déversent sur la planète engloutie par les vagues / la force des marées s’impose / notre regard suit les remous / les courants / le vent-tourbillon souffle l’écume de ce monde en...